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Trois pendentifs Éléments de collier à motifs géométriques

Trois pendentifs
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  • Couvercle de sarcophage1
  • Néron enfant, empereur de 54 à 68 ap. J.-C.2
  • Fibule à arc serpentant3
  • Collier avec pendentif4
  • Boucles d’oreilles en barillet5
  • Bulle6
  • Jeune garçon à la bulle tenant une colombe8
  • Fragment de linceul peint9
Trois pendentifs
Éléments de collier (?) à motifs géométriques
dimension : Bj 2405 (gauche) : H. 9,5 cm ; L. 9,8 cm Bj 2403 (milieu) : H. 10,2 cm ; L. 10 cm Bj 2404 (droite) : H. 9,3 cm ; L. 7,3 cm
matériaux : alliage cuivreux et feuille d’or
technique : orfèvrerie (repoussé)
provenance : Italie, Bolsena (?)
datation : première moitié du VIIe siècle av. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (no inv. Bj 2405, Bj 2403 et Bj 2404)
Trois pendentifs
Trois pendentifs
Éléments de collier (?) à motifs géométriques
dimension : Bj 2405 (gauche) : H. 9,5 cm ; L. 9,8 cm Bj 2403 (milieu) : H. 10,2 cm ; L. 10 cm Bj 2404 (droite) : H. 9,3 cm ; L. 7,3 cm
matériaux : alliage cuivreux et feuille d’or
technique : orfèvrerie (repoussé)
provenance : Italie, Bolsena (?)
datation : première moitié du VIIe siècle av. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (no inv. Bj 2405, Bj 2403 et Bj 2404)
Pendentif, élément de collier (?)
Pendentif, élément de collier (?)
Motifs géométriques, svastikas et oiseaux stylisés
dimension : H. 9,3 cm ; L. 7,3 cm
matériaux : alliage cuivreux et feuille d’or
technique : orfèvrerie (repoussé)
provenance : Italie, Bolsena (?)
datation : première moitié du VIIe siècle av. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (no inv. Bj 2404)
Pendentif, élément de collier (?)
Pendentif, élément de collier (?)
Motifs géométriques et oiseaux stylisés
dimension : H. 10,2 cm ; L. 10 cm
matériaux : alliage cuivreux et feuille d’or
technique : orfèvrerie (repoussé)
provenance : Italie, Bolsena (?)
datation : première moitié du VIIe siècle av. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (no inv. Bj 2403)
Pendentif, élément de collier (?)
Pendentif, élément de collier (?)
Motifs géométriques, svastikas et oiseaux stylisés
dimension : H. 9,5 cm ; L. 9,8 cm
matériaux : alliage cuivreux et feuille d’or
technique : orfèvrerie (repoussé)
provenance : Italie, Bolsena (?)
datation : première moitié du VIIe siècle av. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (no inv. Bj 2405)
Couvercle de sarcophage
Couvercle de sarcophage
Figure féminine tenant un éventail
dimension : Cuve : H. 47 cm ; L. 186 cm ; P. 57 cm Couvercle : H. 60 cm ; L. 186 cm ; P. 52 cm
matériaux : marbre
technique : sculpture
provenance : Italie, Chiusi
datation : vers la fin du IIIe siècle av. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (no inv. Ma 2350)
Néron enfant, empereur de 54 à 68 ap. J.-C.
Néron enfant, empereur de 54 à 68 ap. J.-C.
dimension : H. 138 cm
matériaux : marbre
technique : sculpture
provenance : Italie
datation : vers 50 ap. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (ancienne collection Borghèse ; no inv. Ma 1210)
Fibule à arc serpentant
Fibule à arc serpentant
Inscription étrusque sur l’étui en grènetis
dimension : H. 2,16 cm ; L. 11,1 cm
matériaux : or
technique : orfèvrerie (granulation)
provenance : Italie, Chiusi, Castelluccio di Pienza
datation : seconde moitié du VIIe siècle av. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (no inv. Bj 816)
Collier avec pendentif
Collier avec pendentif
Le pendentif représente le dieu fluvial Achéloos
dimension : Collier : L. 36 cm Pendentif : H. 4 cm
matériaux : or
technique : orfèvrerie (filigrane et granulation)
provenance : Italie, Chiusi (?)
datation : vers 480 av. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (no inv. Bj 498)
Boucles d’oreilles en barillet
Boucles d’oreilles en barillet
Fleurs et granules ; au revers : motifs linéaires
dimension : H. 1,70 cm ; D. 1,60 cm
matériaux : or, émail
technique : orfèvrerie (granulation)
provenance : Italie
datation : seconde moitié du VIe siècle av. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (no inv. Bj 248 et Bj 249)
Bulle
Bulle
Au centre, entre deux figures féminines, lutte de Thétis et Pélée
dimension : H. 7,6 cm ; D. 6,1 cm
matériaux : or
technique : orfèvrerie (estampage)
provenance : Italie
datation : première moitié du IVe siècle av. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (no inv. Bj 745)
Jeune garçon à la bulle tenant une colombe
Jeune garçon à la bulle tenant une colombe
dimension : H. 86 cm
matériaux : bronze
technique : sculpture
provenance : Italie
datation : milieu ou troisième quart du IIe siècle av. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (no inv. Br 17)
Fragment de linceul peint
Fragment de linceul peint
Portrait d’un enfant tenant un oiseau, un signe de vie et une grenade
dimension : H. 60 cm ; L. 47 cm
matériaux : toile de lin, pigments et stuc doré
technique : peinture (détrempe et encaustique)
provenance : Égypte, Antinoé
datation : fin du IIIe siècle ap. J.-C.
lieu de conservation : Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes (no inv. AF 6488)
Que nous racontent ces trois pendentifs sur leurs propriétaires ?

Ces trois pendentifs image a en forme de médaille, désignés sous le nom de bulla, sont formés d’une feuille d’or doublée d’une feuille en alliage cuivreux. Leur décor, obtenu par estampage, consiste en frises concentriques de svastikas image bimage d, d’oiseaux image bimage c, de rosettes image c et de motifs géométriques image bimage d.

Ces bijoux proviennent de la région de Bolsena, commune d’Italie centrale, et datent de la première moitié du viie siècle av. J.-C. Acquis par le musée du Louvre en 2000, ils appartiennent peut-être à un même ensemble de bijoux féminins, semblables à ceux portés par les défunts représentés sur les sarcophages étrusques image 1.

La marque d’un statut aristocratique

Les bijoux étrusques que nous connaissons font partie du mobilier funéraire découvert dans les tombes princières. Les trois pendentifs ici présentés sont en or, un métal rare en Étrurie et d’importation coûteuse, marquant ainsi le statut social élevé du défunt. En effet, les membres de l’aristocratie, née du développement des gisements de fer plaçant l’Étrurie au cœur d’un réseau d’échanges commerciaux avec l’ensemble du monde méditerranéen, utilisent l’or et le bronze pour leurs bijoux dès ixe siècle av. J.-C. Les riches défunts représentés sur les sarcophages et les urnes en pierre et en terre cuite, à demi allongés comme lors d’un banquet, sont souvent parés avec ostentation image 1.

Un savoir-faire inégalé

Ces bijoux reflètent aussi l’important savoir-faire des orfèvres. La plupart des procédés de l’orfèvrerie étrusque sont importés du Proche-Orient (en particulier de la Phénicie) à travers la Grèce au cours de la période orientalisante (720-580 av. J.-C.). Les Étrusques maîtrisent rapidement les techniques (filigrane image 3, granulation image 4, repoussé, estampage) et font preuve d’une grande fantaisie dans les décorations (palmettes, rosettes, sphères, fruits, motifs végétaux).

Durant la période archaïque (580-450), ils utilisent abondamment la granulation et le filigrane, techniques permettant de jouer sur le relief et avec la lumière. Les bijoux, plus discrets et inspirés de ceux produits dans le monde grec oriental (boucles d’oreilles à disque, bagues à chaton), sont diffusés dans les grands centres des cités-États. Néanmoins, les orfèvres étrusques adoptent également des solutions typiquement locales, comme la boucle d’oreille en barillet ; cette dernière, qui comporte parfois des rehauts d’émail, est très répandue dans la seconde moitié du vie siècle image 5.

À la suite de la bataille de Cumes, en 474, le nombre d’objets de luxe déposés dans les tombes diminue en Étrurie, surtout dans la partie méridionale et la zone côtière. Un nouveau type de bijou, plus proprement local, apparaît à la fin du ve siècle. De grande taille mais légers et fabriqués selon la technique de l’estampage, ces bijoux sont ornés de thèmes mythologiques ou végétaux et sont destinés à un usage cérémoniel ou funéraire image 6. C’est à cette époque que les pendentifs prennent la forme de bulles.

La bulle dans le monde romain

Même si la République romaine prône l’austérité et recommande le port de bijoux simples et peu nombreux, les Romains en acquièrent dans le monde grec hellénistique et auprès des Étrusques.

Cette situation change avec l’avènement de l’Empire (27 av. J.-C.). La production de bijoux devient abondante à Rome (colliers, bagues, bracelets, boucles d’oreilles, fibules image 3). Hommes, femmes et enfants de l’aristocratie (patriciens et chevaliers) portent des bijoux en or souvent incrustés de pierres de couleur. L’usage de la bulla perdure : parfois en cuir et souvent en or pour les patriciens et les chevaliers, elle est portée par les enfants jusqu’à l’âge de 14 ans environ image 8 image 9. Cette amulette protectrice leur est donnée neuf jours après leur naissance, lors de la légitimation par le père. À la majorité de l’enfant, la bulla est déposée avec la toge prétexte sur l’autel des dieux lares en remerciement de leur protection.

Les bijoux étrusques de la collection Campana

Le fonds de bijoux étrusques et romains du musée du Louvre, provient de la collection du marquis Campana (1808-1880), un passionné d’antiquités qui a notamment fait exécuter des fouilles à Rome et dans ses environs, ainsi que sur les territoires de Vulci puis de Cerveteri. Sa collection rassemble des terres cuites et des bijoux, en particulier grecs et étrusques, produits en Grèce, Italie du Sud et Étrurie mais dont la provenance est inconnue. Parmi les œuvres majeures, le pendentif en forme de tête d’Achéloosimage 4.

Directeur du mont-de-piété à Rome, placé sous l’autorité du pape, Campana entreprit de moderniser cette institution mais se livre à de nombreuses malversations. Arrêté en 1857, sa collection est saisie par l’État pontifical qui la met en vente. C’est Napoléon III qui l’achètera en 1861 pour le musée du Louvre, alors appelé musée Napoléon.

Marie-Christine Duflos

Permalien : http://panoramadelart.com/bijoux-etrusque

Publié le 02/05/2017

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ressources internet

  1. Une fiche sur les bijoux étrusques
    http://www.intellego.fr/soutien-scolaire-1ere-annee-cap/aide-scolaire-arts-appli
  2. Le dossier thématique du musée du Louvre sur les bijoux de la collection Campana
    http://www.louvre.fr/sites/default/files/medias/medias_fichiers/fichiers/pdf/lou
  3. « La granulation en Méditerranée orientale à l’âge du Bronze », un article de Romain Prévalet publié dans Les Annales archéologiques arabes syriennes
    https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00462207/document
  4. « Boules et bulles. Un exemple de transfert culturel », un article de Marie-Laurence Haack publié dans Dialogues d’histoire ancienne
    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/dha_0755-7256_2007_num_33
  5. Voir aussi le site Histoiredesarts.culture.fr

Si vous connaissez des ressources intéressantes, partagez-les en nous envoyant un commentaire !

glossaire

Bataille de Cumes :
En 474 av. J.-C., la flotte étrusque est entièrement détruite par les flottes alliées de Cumes et de Syracuse dans la baie de Naples. Cette défaite marque l’effondrement de la puissance économique étrusque en Méditerranée.
Bulla :
ou bulle. Pendentif creux en or qui était suspendu autour du cou à l’aide d’une cordelette ou d’une chaîne et faisait office d’amulette. Portée par les femmes, les hommes et les enfants chez les Étrusques, elle est uniquement destinée aux enfants chez les Romains.
Dieux lares :
Dans la Rome antique, dieux domestiques chargés, entre autres, de protéger chaque maison et chaque famille. Des statuettes les représentant étaient placées près du foyer ou dans un lararium, un oratoire spécial dans les maisons patriciennes.
Estampage :
Façonnage, par déformation plastique, d’un morceau de métal (lopin) à l’aide d’outillage (matrice) permettant de lui donner une forme et des dimensions très proches de celles de la pièce finie. Tout procédé qui consiste à imprimer en creux ou en relief des lettres, des ornements, des figures sur un corps résistant, ou à découper certains objets, à percer des trous dans les métaux.
Étrurie :
Territoire d’Italie centrale correspondant à la Toscane, entre les fleuves Tibre et Arno. Dans sa plus grand expansion, l’Étrurie s’étendra du la plaine du Pô à Capoue.
Fibule :
Agrafe généralement en métal servant à maintenir les pans d’un vêtement.
Filigrane :
Fils d’or parfois torsadé soudés sur le bijou ou entre eux. Technique importée de Phénicie au viiie siècle av. J.-C.
Granulation :

Minuscules sphères en or apposées à la surface d’un bijou selon un motif déterminé et chauffées pour adhérer à la surface.

Or : L’or ancien étant pur à 90 %, la teneur en or, l’examen 
Or :
L’or ancien étant pur à 90 %, la teneur en or, l’examen morphologique des fils et des soudures permettent de distinguer les objets antiques des pastiches du xixe siècle.
Repoussé :
Technique de métallurgie qui consiste à obtenir un motif en relief en travaillant une plaque de métal par l’arrière, en le « repoussant » à l’aide d’un poinçon.
Svastika = :
Toge prétexte :
Toge portée par les enfants de la noblesse romaine jusqu’à leur majorité (vers 17 ans pour les garçons, jusqu’au mariage pour les filles). À l’instar de la toge des magistrats, elle se distingue par une bande de pourpre.
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