Mobile sur deux plans | Panorama de l'art

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Mobile sur deux plans Alexander Calder (1898-1976)

Alexander Calder (1898-1976), Mobile sur deux plans. 1962, sculpture (tôle d’aluminium et fils d’acier peints), 200 × 120 × 110 cm. Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle (don de l’artiste, 1966)
  • Mobile sur deux plansa
  • Mobile sur deux plansb
  • Mobile sur deux plansc
  • Mobile sur deux plansd
  • Peinture1
  • Joséphine Baker IV2
  • Construction3
  • Roue de bicyclette4
  • Rotorelief no 1-Corolles/Rotorelief no 4-Lampe5
  • Horizontal6
Mobile sur deux plans
auteur(s) : Alexander Calder (1898-1976)
dimension : H. 200 cm ; L. 120 cm ; P. 110 cm
matériaux : tôle d’aluminium et fils d’acier peints
technique : sculpture
provenance : don de l’artiste, 1966
datation : 1962
lieu de conservation : Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle
Alexander Calder (1898-1976), Mobile sur deux plans. 1962, sculpture (tôle d’aluminium et fils d’acier peints), 200 × 120 × 110 cm. Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle (don de l’artiste, 1966)
Mobile sur deux plans
auteur(s) : Alexander Calder (1898-1976)
dimension : H. 200 cm ; L. 120 cm ; P. 110 cm
matériaux : tôle d’aluminium et fils d’acier peints
technique : sculpture
provenance : don de l’artiste, 1966
datation : 1962
lieu de conservation : Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle
Alexander Calder (1898-1976), Mobile sur deux plans. 1962, sculpture (tôle d’aluminium et fils d’acier peints), 200 × 120 × 110 cm. Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle (don de l’artiste, 1966)
Mobile sur deux plans
auteur(s) : Alexander Calder (1898-1976)
dimension : H. 200 cm ; L. 120 cm ; P. 110 cm
matériaux : tôle d’aluminium et fils d’acier peints
technique : sculpture
provenance : don de l’artiste, 1966
datation : 1962
lieu de conservation : Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle
Alexander Calder (1898-1976), Mobile sur deux plans. 1962, sculpture (tôle d’aluminium et fils d’acier peints), 200 × 120 × 110 cm. Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle (don de l’artiste, 1966)
Mobile sur deux plans
auteur(s) : Alexander Calder (1898-1976)
dimension : H. 200 cm ; L. 120 cm ; P. 110 cm
matériaux : tôle d’aluminium et fils d’acier peints
technique : sculpture
provenance : don de l’artiste, 1966
datation : 1962
lieu de conservation : Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle
Alexander Calder (1898-1976), Mobile sur deux plans. 1962, sculpture (tôle d’aluminium et fils d’acier peints), 200 × 120 × 110 cm. Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle (don de l’artiste, 1966)
Mobile sur deux plans
auteur(s) : Alexander Calder (1898-1976)
dimension : H. 200 cm ; L. 120 cm ; P. 110 cm
matériaux : tôle d’aluminium et fils d’acier peints
technique : sculpture
provenance : don de l’artiste, 1966
datation : 1962
lieu de conservation : Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle
Joan Miró (1893-1983), Peinture. Mars 1927, peinture (huile sur toile), 89 × 116 cm. Strasbourg, musée d’Art moderne et contemporain (legs de Maurice Meunier, 1954 ; dépôt du Centre Pompidou, 2001)
Peinture
auteur(s) : Joan Miró (1893-1983)
dimension : H. 89 cm ; L. 116 cm
technique : peinture
provenance : legs de Maurice Meunier, 1954 ; dépôt du Centre Pompidou, 2001
datation : mars 1927
lieu de conservation : Strasbourg, musée d’Art moderne et contemporain
Alexander Calder (1898-1976), Joséphine Baker IV, titre attribué : Joséphine Baker (IV), danse. Vers 1928, sculpture (fil de fer), 100,5 × 84 × 21 cm. Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle (don de l’artiste, 1966 ; œuvre réalisée à Paris)
Joséphine Baker IV
Titre attribué : Joséphine Baker (IV), danse
auteur(s) : Alexander Calder (1898-1976)
dimension : H. 100,5 cm ; L. 84 cm ; P. 21 cm
matériaux : fil de fer
technique : sculpture
provenance : don de l’artiste, 1966 ; œuvre réalisée à Paris
datation : vers 1928
lieu de conservation : Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle
Alexander Calder (1898-1976), Construction. 1932, sculpture (bois, fil de fer, métal peint), 88,9 × 76,8 × 67,3 cm. États-Unis d’Amérique, Philadelphie, Philadelphia Museum of Art (A. E. Gallatin Collection, 1946)
Construction
auteur(s) : Alexander Calder (1898-1976)
dimension : H. 88,9 cm ; L. 76,8 cm ; P. 67,3 cm
matériaux : bois, fil de fer, métal peint
technique : sculpture
provenance : A. E. Gallatin Collection, 1946
datation : 1932
lieu de conservation : États-Unis d’Amérique, Philadelphie, Philadelphia Museum of Art
Marcel Duchamp (1887-1968), Roue de bicyclette (réplique de 1964 ; œuvre originale perdue). 1964 (œuvre originale : 1913), sculpture (roue de bicyclette en métal fixée sur un tabouret en bois peint), 126,5 × 31,5 × 63,5 cm. Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle (achat à Alexina Duchamp, 1986)
Roue de bicyclette
Réplique de 1964 ; œuvre originale perdue
auteur(s) : Marcel Duchamp (1887-1968)
dimension : H. 126,5 cm ; L. 31,5 cm ; P. 63,5 cm
matériaux : roue de bicyclette en métal fixée sur un tabouret en bois peint
technique : sculpture
provenance : achat à Alexina Duchamp, 1986
datation : 1964 ; œuvre originale (perdue) : 1913
lieu de conservation : Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle
Marcel Duchamp (1887-1968), Rotorelief no 1-Corolles/Rotorelief no 4-Lampe (édition incomplète de quatre disques [l’édition originale comporte six disques]). 1935, lithographie offset (carton), D. 20 cm. Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle (legs de Nina Kandinsky, 1981 ; financement de l’édition : Henri-Pierre Roché)
Rotorelief no 1-Corolles/Rotorelief no 4-Lampe
Édition incomplète de quatre disques (l’édition originale comporte six disques)
auteur(s) : Marcel Duchamp (1887-1968)
dimension : D. 20 cm
matériaux : carton
technique : lithographie offset
provenance : legs de Nina Kandinsky, 1981 ; financement de l’édition : Henri-Pierre Roché
datation : 1935
lieu de conservation : Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle
Alexander Calder (1898-1976), Horizontal. 1974, sculpture (acier), 704 × 1006 × 571,5 cm. Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle (dation, 1983)
Horizontal
auteur(s) : Alexander Calder (1898-1976)
dimension : H. 704 cm ; L. 1006 cm ; P. 571,5 cm
matériaux : acier
technique : sculpture
provenance : dation, 1983
datation : 1974
lieu de conservation : Paris, Centre Pompidou – musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle
Une sculpture est-elle toujours une œuvre statique ? Comment Alexander Calder invente-t-il un nouveau type de sculpture en mouvement ?

Alexander Calder est un artiste américain, né d’une mère peintre et d’un père sculpteur. Diplômé d’une école d’ingénieur en 1919, ce «  touche-à-tout » se tourne bientôt vers la sculpture et commence à travailler le bois avant d’explorer d’autres matériaux.

L’œuvre analysée ici image principale est un exemple emblématique de ses Mobiles, une longue série de sculptures intégrant le mouvement engagée au début des années 1930. Gracieux et léger, Mobile sur deux plans est fait d’un assemblage de feuilles de métal de couleurs vives accrochées à l’extrémité de longues tiges métalliques. En dépit de la taille monumentale de la sculpture, un souffle d’air suffit à la mouvoir, lui donnant une infinité de formes possibles image b image c image d.

 

Une savante construction poétique

Calder livre ses créations au souffle de l’air. La construction de son œuvre résulte d’un savant processus qui repose sur ses compétences d’ingénieur.

Les formes sont d’abord découpées d’un geste rapide au chalumeau dans de la tôle d’aluminium, puis peintes. Calder restreint son choix aux couleurs primaires, auxquelles il associe du noir et du blanc.

Bien qu’abstraites, ces formes évoquent des feuilles ou des pétales. Accrochées à de longues tiges métalliques placées en équilibre, elles se balancent au gré du vent. Le point d’attache dans l’espace est généralement décentré, conférant à la sculpture une impression de grâce instable. Le rythme ne peut se répéter, il échappe à tout système et l’œuvre se recrée indéfiniment.

Cet aspect poétique évoque l’art ludique et joyeux de son ami Joan Miró, dont Calder admire le travail. Il a d’ailleurs exposé avec lui au Pavillon espagnol, dans le cadre l’Exposition universelle qui s’est tenue à Paris en 1937 image 1.

 

Premières expérimentations mobiles

La série des Mobiles résulte d’une longue élaboration qui remonte à l’installation de Calder à Paris en 1926. À cette date, le jeune sculpteur, comme d’autres artistes américains tels Ernest Hemingway et Henry Miller, vient tenter sa chance dans la capitale française qui le fascine. Calder crée d’abord des jouets articulés et dessine des personnages dans l’espace avec du fil de fer image 2. Il réalise tout un univers lié au monde du cirque, qu’il vient de découvrir. En utilisant des matériaux hétéroclites comme le papier, le fil de fer, la ficelle, il donne vie à des acrobates, des clowns, des animaux. L’artiste met en scène des représentations de son cirque miniature, véritables performances accompagnées d’effets sonores. Il connaît un grand succès à Paris comme à New York.

 

L’influence de Mondrian

La rencontre de Calder avec Piet Mondrian en 1930 marque un tournant dans son travail. L’artiste est frappé par les toiles abstraites et colorées du chef de file du néoplasticisme, dont il retient la palette limitée aux trois couleurs primaires (bleu, jaune, rouge).

L’atelier de Mondrian est une œuvre d’art à part entière, où le mobilier fait écho à sa peinture. Fasciné par cet univers, Calder s’exclame : « C’est formidable. Il faudrait que vos couleurs bougent. » Le mouvement devient alors l’objet de sa recherche fondamentale.

 

La recherche autour du mouvement

Les premières œuvres animées de Calder sont exposées dès 1932 à Paris, galerie Vignon image 3. Marcel Duchamp est le premier à nommer « mobiles » ces objets-sculptures en mouvement. Il est d’ailleurs l’un des précurseurs de cet art cinétique. Dès 1913, il fait ses premières expérimentations dans ce domaine, notamment avec sa Roue de bicyclette image 4, puis, dans les années 1930, réalise des machines optiques en rotation, les Rotoreliefs image 5. Calder a aussi recours à de petits moteurs électriques pour mettre ses œuvres en mouvement. À partir des années 1930, après avoir rejoint le groupe d’avant-garde, Abstraction Création, il renonce peu à peu à ces mécanismes, préférant abandonner ses sculptures au seul souffle de l’air.

 

Les Mobiles de Calder rejoignent les collections muséales les plus prestigieuses et rencontrent un grand succès public. Comme un contrepoint à leur légèreté, l’artiste s’intéressera également à la gravité terrestre en créant des formes monumentales ancrées dans le sol, les Stabiles, réalisées en acier au carbone. Ces œuvres feront l’objet de nombreuses commandes publiques image 6.

Véronique Duprat-Roumier

Permalien : https://panoramadelart.com/mobile-alexandre-calder

Publié le 20/11/2020

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ressources internet

  1. Le site de la Fondation Calder à New York
    http://www.calder.org
  2. Un dossier pédagogique sur la couleur réalisé par le Centre Pompidou, et dont une partie est dédiée au travail d’Alexander Calder
    http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Cpmobile_cambrai/cpm
  3. Voir aussi le site Histoiredesarts.culture.fr

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glossaire

Mobile :
Un mobile est une sculpture aérienne, animée d’un mouvement constant sous l’impulsion de l’air.
Néoplasticisme :
Mouvement artistique né aux Pays-Bas en 1917, dont les trois principes esthétiques fondamentaux sont l’utilisation de couleurs pures uniquement, le renoncement aux lignes courbes et obliques, et l’équilibre parfait de l’œuvre créée. Piet Mondrian est le théoricien de cet art abstrait et géométrique.
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