Auguste, empereur de Rome | Panorama de l'art

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Auguste, empereur de Rome

Grand camée de France
  • Grand camée de Francea
Grand camée de France
technique : glyptique (camée)
datation : première moitié du Ier siècle (dynastie des Julio-Claudiens)
lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France
Grand camée de France
Grand camée de France
technique : glyptique (camée)
datation : première moitié du Ier siècle (dynastie des Julio-Claudiens)
lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France
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Orphelin  de  père  à  5  ans,  Caius  Octavius  bénéficie  de  la  protection  de  la  famille  de  sa mère Attia, nièce de césar. Son éducation est soignée. À sa majorité (16 ans), il entame sa  formation  militaire  en  suivant  César  en  Espagne.  Devenu  le  maître  de  Rome  en  44  av.  J.-C.,  César  l’adopte  par  testament.  Octave  porte  désormais  les  noms  de  Caius  Julius  Caesar.  L’année  précédente,  comme  tout  jeune  patricien,  il  était  parti  en  territoire  grec  pour  parfaire  son  éducation.  Les  historiens attesteront plus tard de sa maîtrise de l’art oratoire et de son goût pour les arts. C’est à Apollonie, où il étudie, qu’il apprend l’assassinat de son père adoptif (15 mars 44).

Lorsqu’il  rentre  à  Rome,  la  ville  est  en  guerre  civile.  Pour  venger  son  mentor  et  recevoir  son  héritage,  Octave  fils  de  César  s’allie à Antoine puis à Lépide. En 43 av. J.-C. ils forment un triumvirat, un pouvoir à trois, et  se  partagent  l’Occident  romain.  Une  loi  de proscription punit de mort les césaricides (dont  Brutus  et  Cassius)  et  autorise  la  saisie  de  leurs  biens.  En  quelques  semaines,  elle  fait  plus  de  trois  cents  victimes  (opposants  avérés ou supposés) dont l’illustre Cicéron.

« Hâte-toi  lentement »:  ce  proverbe  grec,  dit  Suétone, est la maxime favorite d’Octave. Il a 20 ans, il est consul et a reçu l’Imperium, il est ambitieux mais aussi prudent. Pendant 12  ans,  il  saura  louvoyer  entre  les  intrigues  des  partis  et  choisir  ses  objectifs  militaires  pour atteindre son but : conquérir le pouvoir et  rétablir  la  paix  civile.  Sa  constante  sera  d’avancer dans le respect formel des lois de la  République.  De  ce  long  temps  de  maturation   politique,   retenons   deux   batailles   :   Philippes (42 av. J.-c.) et Nauloque (36 av. J.-c.)  :  la  première  défait  Crassus  et  Brutus  ;  la  seconde  est  une  victoire  contre  Sextus  Pompée  ;  elle  conduit  à  la  mise  à  l’écart  de  Lépide  qui  est  exclu  du  triumvirat.  Les  tensions  montent  entre  Octave  et  Antoine  qui  gouverne les provinces d’Orient.

En 31 av. J.-C., après un an de conflit armé, la bataille navale d’Actium (en Grèce) est décisive : Antoine, vaincu par Octave, se suicide ; son alliée et compagne la reine Cléopâtre VII se donne la mort (août 30 av. J.-C.). L’Egypte devient une province romaine et Octave n’a plus  aucun  opposant.  À  son  retour  à  Rome  en  29  av.  J.-C.,  les  portes  du  temple  de  Janus sont fermées en signe de paix rétablie, Octave  reçoit  l’Imperium  Perpetuum  (imperium  définitif)  et  un  triomphe  extraordinaire  qui  dure  3  jours.  Il  a  34  ans  ;  encore  deux  années  à  attendre  avant  d’entamer  le  règne  le plus long de l’histoire de Rome.

En  28  av.  J.-C.,  le  Sénat  accorde  à  Octave  le   titre   prestigieux   de   Princeps   :   il   est   « Premier »,   sous-entendu   des   Sénateurs   ;   l’année suivante, il est fait, honneur suprême, Augustus :   le « vénérable,   majestueux ».  Il  détient  tous  les  pouvoirs  politiques,  civils  et  militaires,  dans  une  société  fondamentalement  attachée  à  la  Res  Publica.  César  a  été  assassiné  pour  avoir  voulu  instaurer  un  pouvoir  personnel  ;  Auguste,  lui,  prend  soin  de  ménager  les  apparences  républicaines  :  chaque année, il remet ses charges au Sénat qui les lui réattribue pour un an. Ce nouveau régime est appelé le Principat. Pendant cette période,  ses  partisans  occupent  peu  à  peu  tous les rouages de la vie politique. Mécène (maecenas)  et  Agrippa  sont  ses  amis  et  conseillers les plus influents.

Le   territoire   romain   est   vaste.   Auguste   connaît  le  danger  de  l’absence  de  la  scène  politique.  Son  autorité  s’appuie  autant  sur  l’administration que sur l’armée (il veille particulièrement   aux   nominations   et   récompenses). Mais il « occupe aussi le terrain » par toute  une  imagerie  officielle  destinée  à  le  faire  connaître  ainsi  que  sa  famille  ;  à  partir  de  modèles  créés  à  Rome,  ses  portraits  circulent dans l’empire sur des supports variés : statues, reliefs, pièces d' orfèvrerie, pièces de monnaie.  Le  visage  le  plus  caractéristique  est  celui  qui  le  montre  avec  deux  mèches  de  cheveux  s’écartant  sur  l’œil  gauche  (en  «  fourche  »)  et  deux  mèches  se  rapprochant  sur l’œil droit (en « pince »).

Environ  210  représentations  d’Auguste  sont  connues,  chiffre  bien  supérieur  à  n’importe  quel   autre   empereur,   même   s’il   couvre   une  longue  carrière  politique.  La  plupart  mettent  en  avant  un  corps  élancé  et  athlétique, un visage aux traits réguliers, lesquels ne  semblent  pas  vieillir  avec  le  temps.  « Sa beauté  traversa  les  divers  degrés  de  l’âge  en   se   conservant   dans   tout   son   éclat ». Pourtant  les  témoignages  contemporains attestent  de  la  santé  fragile  de  l’empereur,  surtout après Actium, de ses insomnies et de ses doutes. Dans l’imagerie et les textes officiels,  ses  défauts  deviennent  des  qualités  :  Auguste est valeureux, charismatique, frugal, pieux  et  maître  de  lui-même  comme  de  l’Etat. Tacite, bien que bref, est plus nuancé : «  Quand  il  eut  séduit  (...)  tout  le  monde  par  les douceurs de la paix, il commença à s’élever par degrés (...). Nul le lui résistait (...) ».

Auguste associe ses proches à son image, ce qui est nouveau. Ce faisant, il rend publique sa  volonté  d’instaurer  un  pouvoir  de  type  dynastique,  seul  garant  de  la  paix  civile.  Son autorité ne lui vient-elle pas des dieux ? Son  ascendance  n’est-elle  pas  mythique  ?   Le héros troyen Enée, fils de Vénus, est considéré  comme  l’ancêtre  des  Julii  ;  César  a  été  divinisé  ;  une  comète  est  passée  dans  le  ciel  alors  qu’Octave  offrait  des  jeux  en  son  honneur.   Auguste  se  doit  d’accomplir  son  destin  :  perpétuer  sa  prestigieuse  lignée.  Il  épouse Livie, de la riche famille des Claudii. Ce   mariage   restant   sans   descendance,   il   adopte  d’abord  les  fils  de  sa  fille  Julie,  puis  ceux  d’un  premier  mariage  de  Livie.  À  sa  mort,  en  14  apr.  J.-C.,  son  beau-fils  Tibère  devient empereur . Le régime républicain est bien révolu.

Source : Extrait du dossier pédagogique Auguste, empereur de Rome

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Le pilier des nautes
Skyphos du trésor de Boscoreale
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Téléchargez le dossier pédagogique de l'expostion Moi, Auguste, Empereur de Rome qui a eu lieu au Grand Palais, Galeries nationales du 19 mars 2014 au 13 juillet 2014

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Publié le 01/04/2019

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