Une brève histoire de la Renaissance

Perdu(e) dans la Renaissance ?

Comment distinguer Léonard de Vinci de Michel-Ange ?
Un Raphaël d’un Titien ?

Pas de panique ! Découvrez notre Parcours découverte en vidéo : Une brève histoire de la Renaissance. Cette page vous donnera les clés pour comprendre les chefs-d’œuvre du XVe au XVIe siècle, et des outils pratiques pour décrypter peintures, sculptures et architectures. 

Idéal pour rafraîchir vos connaissances ou préparer un examen d’histoire de l’art !

La Renaissance

1420

Coupole de Brunelleschi

Coupole de Brunelleschi à Florence

1453

La chute de Constantinople

Chute de Constantinople

1455

La Bible de Gutenberg - Début de l’imprimerie

bible de Gutenberg

1492

Découverte de l’Amérique par Christophe Colomb

christophe-colomb-1492

1512

Inauguration du plafond de la chapelle Sixtine

Chapelle Sixtine

1513

Copernic place le Soleil au centre de l'univers

Heliocentrisme

1517

Début de la Réforme. Les 95 thèses de Luther

Luther

1503

"La Joconde" de Léonard de Vinci

Joconde

1519

Le Château de Chambord

chateau de Chambord

1539

Ordonnance de Villers Cotterêt

1539 Ordonnance de Villers Cotterêt

1556

La Pléiade, groupe de poète français

Pierre de Ronsard

Eva Prima pandora

© GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Michel Urtado

Jean Cousin le Père, "Eva Prima pandora", (1490-1560)

Eve et Pandore sont réunies en un seul corps. En effet, Eve est la femme par laquelle le péché originel entache l’humanité dans la Bible et Pandore, celle qui répand les maux sur terre, dans la mythologie. Cette fusion entre la mythologie et la Bible est caractéristique de la culture humaniste. Jean Cousin représente non pas un corps réaliste mais un nu idéalisé, dont les formes très allongées correspondent aux critères retenus par les artistes de cette époque (qualifiés de maniéristes), notamment ceux qui travaillent à Fontainebleau. Le paysage à l’arrière-plan est lui aussi une représentation idéalisée d’une ville antique. Si le sens de cette peinture demeure encore obscur, elle n’en incarne pas moins l’esprit de la Renaissance, où la beauté s’exprime surtout dans la nudité.

La joconde

© GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Michel Urtado

Léonard de Vinci, "La Joconde, portrait de Mona Lisa", 1505

Ce portrait de Léonard de Vinci est l’œuvre la plus connue au monde. Quelles sont les raisons de son succès ? La Joconde n’est peut-être pas le premier portrait de femme qui semble nous sourire et nous dévisager, mais d’aucun autre ne se dégage une telle présence. L’illusion est presque parfaite, car son visage apparaît comme en relief grâce à une modulation subtile de l’ombre et de la lumière, que l’on nomme en italien le « sfumato ». Le visage, les épaules et la taille sont orientés différemment. Cette disposition donne l’impression d’un corps en mouvement qui prend pleinement possession de l’espace qui l’entoure.

Michelangelo Buonarroti dit Michel-Ange,  La Création d'Adam, 1508-1512

© SCALA, Florence, Dist. GrandPalaisRmn / image Scala

Michel-Ange, "La Création d'Adam", 1508-1512

Michel-Ange, réinvente le sujet de la création d’Adam, en faisant reposer toute la scène sur la jonction des index de Dieu et de l’homme. Dieu, dans un tourbillon d’anges, malgré ses cheveux blancs, est l’expression même de la puissance face à Adam, alangui. Malgré son corps d’athlète, il peine à tendre son bras. Michel-Ange exprime le rapport de force au travers du langage des corps. Tout le travail de Michel-Ange, que ce soit en peinture ou en sculpture, tourne autour du corps à la musculature imposante qu’il décrit avec une vigueur et une expressivité, souvent qualifiée de « terribilità ».

Raphaël inscrit la Vierge, son fils l’Enfant Jésus et son cousin saint Jean-Baptiste dans une composition pyramidale

© GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Tony Querrec

Raphaël, "La Vierge à l'Enfant avec le petit saint Jean-Baptiste, dite La Belle Jardinière", 1508

Raphaël inscrit la Vierge, son fils l’Enfant Jésus et son cousin saint Jean-Baptiste dans une composition pyramidale. À l’intérieur de ce triangle, l’artiste anime subtilement ses personnages par le jeu des regards et des gestes. La Vierge, en baissant les yeux vers son fils, concentre notre attention sur celui qui est le personnage clé du tableau. Une douce lumière les enveloppe et les intègre dans le paysage. Raphaël peint ici l’harmonie et l’équilibre. Tous ces éléments contribuent à faire de Raphaël le peintre de la grâce par excellence.

château de Fontainebleau

© GrandPalaisRmn (Château de Fontainebleau) / Adrien Didierjean

Château de Fontainebleau, 1530

Ce qui frappe dans ce château c’est l’absence d’éléments défensifs typiques du Moyen Âge. À la place, ce sont des façades symétriques percées de larges fenêtres. Fontainebleau s’ouvre sur le monde extérieur. Reconstruit vers 1530 à la demande de François Ier, il reflète la personnalité du roi. La Renaissance italienne est son modèle. C’est pourquoi il charge Rosso puis Primatice, deux artistes italiens, de créer un décor totalement inédit.

vue d'ensemble de la galerie François Ier

© GrandPalaisRmn (Château de Fontainebleau) / Adrien Didierjean

Fontainebleau : vue d'ensemble de la galerie François Ier

Quel décor luxueux ! Les fresques racontent des épisodes tirés de la mythologie, les exploits des héros antiques. Chacune est encadrée de stucs : putti, décors géométriques, guirlandes de fruits et de fleurs. Les emblèmes de François Ier, comme la salamandre et les devises, ponctuent ce décor polychrome. Celui-ci a été imaginé pour célébrer la gloire du roi, lui seul avait les clés d’interprétation ! C’est pourquoi la signification de certaines peintures nous échappe encore aujourd’hui.

Cette salle est le fruit d’une collaboration entre un architecte Pierre Lescot et un sculpteur Jean Goujon

© GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Gérard Blot / Jean Schormans

Jean Goujon, "Les Cariatides", 1510-1567

Cette salle est le fruit d’une collaboration entre un architecte Pierre Lescot et un sculpteur Jean Goujon. Son décor de cariatides en calcaire est une libre interprétation d’un modèle, sorti tout droit du traité de Vitruve, l’unique traité d’architecture conservé de l’Antiquité. Qu’est-ce qu’une cariatide ? C’est une femme-colonne. Elles sont quatre à supporter une tribune où s’installaient autrefois des musiciens. Leur hanchement ou contrapposto donne l’impression d’une pose naturelle. Cette dynamique est accentuée par leur longue tunique à plis serrés (“drapémouillé” à l’antique) qui colle à leur corps et révèle certains détails de leur anatomie.

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