Impressionisme
En 1874, lassés d'être refusés au Salon officiel, de jeunes artistes décident d'organiser leur propre exposition. Elle se tient dans les anciens ateliers du photographe Nadar au 35 rue des Capucines. Inaugurée le 15 avril, elle ferme le 15 mai.
Edgar Degas, Claude Monet, Berthe Morisot, Auguste Renoir, Camille Pissarro, Alfred Sisley et quelques autres exposent plusieurs de leurs toiles. Édouard Manet, proche des ces artistes, préfère le Salon "le vrai terrain de lutte. C’est là qu’il faut se mesurer" selon lui. Au total, les visiteurs peuvent y voir 165 œuvres.
Le critique d'art Louis Leroy se moque d'une peinture de Claude Monet, une vue du port du Havre que l'artiste a intitulé Impression. Leroy écrit dans son journal : «Impression, j’en étais sûr. Je me disais, puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l’impression là-dedans. ». Il donne ainsi à son insu le nom à ce mouvement qui va renouveler l'art de peindre au XIXe siècle : l'impressionnisme.
Peintres de la vie moderne, ces artistes adoptent une touche enlevée et légère, peignent des paysages sur le motif, sont attentifs à la lumière.
Si Émile Zola défend le groupe des impressionnistes, le succès ne vient pas, certains vivent dans la misère, Le marchand d'art Paul Durand-Ruel les soutient financièrement en achetant leurs toiles sans pouvoir les vendre pour la plupart.
Il faut attendre les années 1890 pour voir la cote des impressionnistes montés, reconnaissance tardive pour ces artistes devenus les plus populaires de l'histoire des arts occidentaux.